Lumière et obscurité
Par Osman Nuri Topbaş Efendi
Dieu le Très-Haut a créé la perception et l’intelligence de l’homme afin qu’il soit en mesure de comprendre la réalité par le biais de moyens différentiels. Nous pouvons comprendre le bien en l’opposant au mal, la beauté (en l’opposant) à la laideur, la vérité (en l’opposant) au mensonge et la lumière (en l’opposant) à l’obscurité. Par conséquent, la perception humaine œuvre en identifiant les concepts et les objets sur la base des différences. Nous ne pouvons percevoir la beauté et la valeur de la foi en Dieu (imân) qu’à travers la laideur de l’incrédulité.
Le Coran guide l’humanité vers la lumière de la foi et loin de l’obscurité de l’incrédulité. Dieu Lui-même se manifeste de deux manières : la première étant Sa manifestation dans l’univers et la seconde Sa manifestation dans le Coran, celles-ci se complétant mutuellement. L’univers dans lequel nous vivons est un Coran sans paroles, et le Coran est un univers verbal. L’univers est rempli des secrets divins de la grandeur de Dieu et des manifestations de Ses œuvres, les êtres humains étant l’essence de ces deux manifestations. Aussi, Dieu le Très-Haut clarifie cette position dominante dans le hadith qudsi suivant :
"Ô mon serviteur ! Je t’ai créé pour Moi. Et J’ai créé tous les univers pour toi. Mon droit sur toi est que ce que J’ai créé pour toi ne devrait pas t’occuper et te rendre insouciant de Moi. Car tu as été créé pour Moi (et non pour les préoccupations mondaines)."
C’est la raison pour laquelle les Soufis se réfèrent à l’humanité comme étant un microcosme et l’essence de l’univers. L’homme, en raison de sa nature intrinsèque, incline à la fois vers le bien et le mal. En l’homme se trouve à la fois la lumière et l’obscurité. Il est donc de sa responsabilité de s’assurer que la lumière de la foi n’est pas couverte par l’obscurité de l’incrédulité.
Le Coran ordonne aux croyants d’œuvrer en vue de la victoire de la lumière sur l’obscurité, non seulement au niveau personnel, mais aussi au niveau social, de sorte que la société puisse être sauvée de la destruction. Le Coran stipule : « Que ne voyagent-ils sur la terre afin d'avoir des cœurs pour comprendre, et des oreilles pour entendre? Car ce ne sont pas les yeux qui s'aveuglent, mais, ce sont les cœurs dans les poitrines qui s'aveuglent. » (Coran, Al-Hajj, 22/46)
Il s’adresse également aux cœurs insouciants : « Ne méditent-ils pas sur le Coran? Ou y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs? » (Coran, Muhammad, 47/24)
Ceux qui sont capables de lire et de comprendre les pages du Coran et des mystères de l’univers peuvent discerner les manifestations de Dieu dans le monde extérieur et intérieur proportionnellement à la pureté de leurs âmes. Malheureusement, l’humanité se comporte parfois avec insouciance et assombrit les réalités divines en raison de son ignorance et de l’amour qu’elle porte pour ses intérêts personnels. Les êtres humains idolâtrent les avantages matériels tels que la richesse monétaire et la position mondaine. Par conséquent, ils délaissent la lumière des conseils divins pour se tourner vers l’obscurité de leur ego (nafs). Il est écrit dans le Coran : « Allah est la Lumière des cieux et de la terre (…) » (Coran, An-Nur, 24/35) Ainsi donc, tous ceux qui rejettent le chemin de Dieu sont laissés sans lumière et demeurent aveugles en raison de leur rejet du Coran.
Nous pouvons en conclure que Dieu désire que nous menions une existence durant laquelle nous puissions suivre la lumière divine dans toutes nos affaires quotidiennes, qu’elles soient sociales ou personnelles, commerciales ou caritatives, physiques ou spirituelles. Si, tel un souverain, nous possédons un pouvoir sur les gens, ou bien si nous détenons une certaine position au sein d’un gouvernement, nous devons toujours nous comporter conformément à la volonté divine qui nous mène à Dieu. Les faiblesses de l’homme telles que l’ignorance, la paresse, la tyrannie et l’incrédulité mènent toutes à l’obscurcissement de l’âme. Une partie de cette obscurité affecte la vie personnelle tandis que l’autre partie affecte la vie sociale. Le Coran nous dévoile les opposés de ces traits tels que l’acquisition du savoir, le dur labeur, l’action juste et la croyance en l’au-delà comme étant la lumière de l’illumination divine. Les prophètes ont montré à l’humanité la véritable nature de l’obscurité aussi bien que celle du bon comportement comme une lumière divine qui nous mène finalement à l’agrément de Dieu.
Dieu n’a jamais laissé l’humanité sans lumière pour la guider. Les plus grandes lumières qu’Il a accordées à l’humanité sont celles du Coran et du Prophète (paix et salutations de Dieu sur lui). L’Histoire témoigne que l’obscurité de la Jahiliya (la Période de l’Ignorance antérieure à l’islam) fut dissipée par la lumière du Prophète (paix et salutations de Dieu sur lui). Par conséquent, afin de ne pas retourner vers l’obscurité de l’ignorance, nous devons suivre la lumière du Coran ainsi que le Messager de Dieu (paix et salutations de Dieu sur lui). Dieu le Très-Haut dit dans le Coran : « Croyez en Dieu donc et en Son messager, ainsi qu'en la Lumière [le Coran] que Nous avons fait descendre. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » (Coran, At-Taghabun, 64/8)
Ceux qui ne mènent pas une existence conforme à la lumière du Coran sont ceux qui vivent dans l’obscurité. Nous devons nous protéger et protéger nos familles de ces profondes ténèbres. La première étape consiste à enseigner à nos enfants la manière de mener une existence en accord avec les principes du Coran. En outre, nous devons leur enseigner les piliers de l’islam, les principes de la foi ainsi que toutes les bonnes manières qui y sont attachées. Le processus de l’éducation au sein de la famille ne peut être complété avec succès sans l’aide de personnes qualifiées dans ce domaine. Ces dernières peuvent être des imams locaux ou bien des enseignants œuvrant dans des écoles islamiques.
Le processus d’éducation est très important pour faciliter la perfection des êtres humains. Cela revient à semer du bon grain sur des terres fertiles qui, par la suite, finiront par produire les fruits intègres de la foi greffés au mode de vie coranique. En référence à cette réalité, le Prophète (paix et salutations de Dieu sur lui) indique que nous devons encourager nos enfants à accomplir la prière rituelle et quotidienne (salât) lorsqu’ils atteignent l’âge de sept ans, de sorte qu’ils s’habituent progressivement à adorer Dieu. Le hadith suivant montre également que l’éducation religieuse devrait commencer à un âge précoce. Le conseil et la formation sincères donnés à l’enfant est semblable à une gravure inscrite sur un morceau de marbre. Si l’amour envers Dieu et Son Prophète est cultivé à l’intérieur de ces petits cœurs, cette influence bénéfique se poursuivra tout au long de leur existence.
Un des amis de Dieu, Abû Bakr Warrâq, avait envoyé son fils dans une école où l’on enseignait le Coran. Un jour, ce dernier revint de l’école en arborant un visage blême. Abû Bakr Warrâq demanda à son fils quelle en était la raison. Celui-ci répondit : « Ô père ! Aujourd’hui, à l’école, nous avons appris le verset coranique suivant : « Comment vous préserverez-vous, si vous mécroyez, d'un jour qui rendra les enfants comme des vieillards aux cheveux blancs? » (Coran, Al-Muzzamil, 73/17) En considérant les diverses significations et les avertissements de ce verset, j’ai ressenti au fond de moi une grande crainte et j’ai tremblé de peur. »
Peu de temps après, son fils mourut. Par la suite, il se rendit souvent dans le lieu où il était enseveli et se lamentait en disant : « Depuis si longtemps que je récite les paroles de Dieu et, maintenant, que dirai-je ? Malheureux que je suis car je n’ai pas su comprendre l’essence de ce verset comme l’avait compris mon fils ! »
En vérité, le Coran est un immense océan qui engloutit le cœur enfantin de ceux qui le lisent. Lire le Coran – la dernière Révélation de Dieu – est la meilleure façon de L’adorer. Il est si important de réciter le Coran durant la prière rituelle (salât) que toute absence de récitation l’invalide. D’autres éléments essentiels de la prière, comme se tenir debout ou bien se prosterner, peuvent être omis en cas de difficulté ou d’impossibilité, mais jamais en ce qui concerne la lecture du Coran. Cependant, sa récitation est une action qui ne doit pas être prise à la légère car, en agissant ainsi, le musulman ou la musulmane doit tenir compte de la signification du verset suivant : « Et récite le Coran, lentement et clairement. » (Coran, Al-Muzzamil, 73/4)
Le Coran nous conseille également d’écouter les paroles de Dieu de manière judicieuse : « Et quand on récite le Coran, prêtez-lui l'oreille attentivement et observez le silence, afin que vous obteniez la miséricorde (d'Allah). » (Coran, Al-A’raf, 7/204)
Rester silencieux lorsque le Coran est récité permet de le comprendre, et la compréhension conduit à la certitude de la connaissance ; ce qui, en retour, attire la miséricorde divine. Le Prophète (paix et salutations de Dieu sur lui) a aussi donné un bon exemple à cet égard : Il demanda un jour à ‘Abd Allah ibn Mas’ud de réciter le Coran. Ce dernier s’exécuta et le Prophète, en l’écoutant, fut saisi d’une extase spirituelle qui fit remplir ses yeux de larmes.
De même, c’est un véritable bonheur pour les parents que d’écouter leurs enfants réciter le Coran avec une belle voix et une parfaite prononciation. La récitation des paroles de Dieu les mènera à devenir de pieux musulmans et de pieuses musulmanes au fur et à mesure de leur croissance.
L’amour et le respect pour ses parents est une forte inclination naturelle, mais plus fort que ceci est l’amour de l’homme pour ses propres enfants. La force de cette émotion est capable de surmonter tous les autres sentiments. Ainsi, le Coran nous avise de ne pas négliger nos devoirs parentaux envers nos enfants. Si les parents musulmans instruisent leurs enfants selon les principes islamiques, ceux-ci deviendront une bénédiction de Dieu ; autrement, ils deviendront une source de division (fitna) pour eux. Le Prophète (paix et salutations de Dieu sur lui) adresse le message suivant aux parents qui ont accompli leurs devoirs envers leurs enfants en leur ayant enseigné le Coran :
« Les parents de ceux qui récitent le Coran seront parés de couronnes de lumière et vêtus d’habits de lumière (nûr). » (Abû Dawud, Ahmad, Al-Hakim)
Tout couple, à un moment donné, désire avoir des enfants. Cette envie est assurément une forte impulsion de la nature humaine pour agir dans ce sens. Toutefois, si l’on savait ce que l’éducation des enfants inculquée selon les principes islamiques entraîne, ils réfléchiraient à deux fois et ressentiraient un sens aigu de la responsabilité. Élever des enfants selon ces principes est consécutif à l’obéissance à la volonté divine du Créateur, étant donné qu’Il a créé les êtres humains pour qu’ils L’adorent. Si l’on s’exerce au maximum de sa capacité tout en supportant les difficultés liées à ce monde, comme travailler ou être le soutien de sa famille, cela est compté comme un acte d’adoration ou comme la rémission de ses péchés. Les enfants sont semblables à des boucliers qui se placent entre les parents et le feu de l’Enfer et qui peuvent les en sauver. Nos enfants sont notre plus précieux investissement et la plus grande bénédiction qui nous recouvrent. C’est pourquoi nous devons les protéger de toutes sortes de dangers, notamment ceux qui sont principalement spirituels. Même les animaux protègent courageusement leurs petits du danger. Par exemple, une mère poule, habituellement si craintive, se comporte avec un acharnement extraordinaire lorsque ses poussins sont menacés.
Mais, allez-vous demander, comment pouvons-nous protéger nos enfants du mal et de l’affliction ? Est-ce, par exemple, en les nourrissant des meilleures denrées, ou bien en satisfaisant leur appétit par toutes sortes d’aliments nutritifs ? Le véritable régime alimentaire dont nos enfants ont besoin est sans conteste la nourriture spirituelle. Cette nourriture consiste à inculquer fermement dans leurs cœurs l’amour de Dieu et de Son Messager. De cette façon, ils satisferont volontiers et avec joie à leurs obligations religieuses ; autrement, ils effectueront leurs prières de façon irrégulière et sans aucune satisfaction. Il est vraiment dommage que certains musulmans n’enseignent ni le Coran ni la religion à leurs enfants, se coupant ainsi de la lumière du Coran et demeurant eux-mêmes la plus grande obscurité qui menace leur avenir.
Nous devons également prendre garde lorsque nous choisissons des conjoints pour nos enfants. La première chose que nous devons observer chez quelqu’un qui s’engage à se marier est son éducation islamique et sa pratique de l’islam. Les familles non fondées sur des bases islamiques sont destinées à se séparer tôt ou tard.
En résumé, nous avons le devoir de protéger véritablement nos enfants contre les vices de notre société actuelle, comme le fait de rentrer tard à la maison, perdre son temps et son argent, regarder des films immoraux, et ainsi de suite. Au lieu de cela, nous devons faire en sorte que leurs cœurs soient remplis de l’amour de Dieu, de Ses prophètes et de Ses rapprochés. C’est par ce seul moyen que les cœurs peuvent progresser sur le chemin spirituel en appréciant la récitation des versets du Coran et en affermissant les prières de façon volontaire. Ils suivent chaque détail de leur religion avec beaucoup de soin. Sans amour, les prières et les actes d’adoration n’ont aucune valeur.
En outre, les problèmes de société ne peuvent être résolus que par le système moral de l’islam. Les désordres et les délits tels que le vol, le viol ainsi que tous les troubles sociaux peuvent être aisément éradiqués si nous suivons la voie de l’islam. L’autre problème majeur – l’égoïsme et le matérialisme – peut aussi être traité par l’islam depuis que sa ligne directrice consiste à ordonner constamment le partage et l’intérêt d’autrui. Lorsque la religion fait défaut, le matérialisme ne peut que croître. Par conséquent, le matérialisme n’est pas une philosophie de vie, mais plutôt une manifestation du déclin de l’humanité.
Il existe de nombreux non-croyants dans notre société actuelle qui abusent de leur intelligence, ou qui ne connaissent pas la limite de leurs cinq sens et de leurs agissements. Étant donné qu’ils sont incapables de comprendre les faits religieux, ils tentent de réfuter leur existence. Le Coran répond également à la mentalité des non-croyants dans leur rejet de la foi et de l’autorité de Dieu :
« L'homme ne voit-il pas que Nous l'avons créé d'une goutte de sperme? Et le voilà [devenu] un adversaire déclaré! » (Coran, Ya-Sin, 36/77)
Ces non-croyants n’acceptent pas la réalité de l’islam parce que leurs cœurs sont morts. Quand un croyant les invite à embrasser l’islam, ils disent : « Nous vivons à l’ère de la science et de la raison, et ce que vous affirmez sont des histoires remontant aux temps anciens, rien que des superstitions. » Le Coran fait référence à de telles allégations :
« Lorsque leurs Messagers leur apportaient les preuves évidentes, ils exultaient des connaissances qu'ils avaient. Et ce dont ils se moquaient les enveloppa. » (Coran, Gafir, 40/83)
L’atout le plus important que nous puissions transmettre à nos enfants consiste à les instruire de manière à ce qu’ils soient capables d’arracher leur salut des mains de Satan. Nous avons le devoir de les envoyer dans des écoles islamiques. Malheureusement, de telles écoles, nombreuses qui plus est, sont sur le point de fermer en raison du manque d’élèves. La plupart des parents investissent d’abord lorsqu’ils choisissent des écoles pour leurs enfants, mais, en revanche, très peu d’entre eux décident de les inscrire. Malgré cela, à la condition que nos enfants reçoivent une bonne éducation islamique, nous pourrons alors résoudre les problèmes sociaux de notre temps tels que le désordre, le divorce, les crimes …
Pour nous, le Coran est l’unique traitement, ainsi mentionné :
« Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants cependant. Cependant, cela ne fait qu'accroître la perdition des injustes. » (Coran, Al-Isra, 17/82)
Dans un autre verset, Dieu dit :
« Et c'est à Dieu qu'appartiennent les trésors des cieux et de la terre, mais les hypocrites ne comprennent pas. » (Coran, Al-Munafiqun, 63/7)
C’est pourquoi nous ne devrions pas donner la priorité aux préoccupations terrestres, mais notre souci premier doit être le lieu où séjourneront nos enfants dans la vie future. Il est certes vrai qu’au sein de l’Oumma musulmane beaucoup de parents ne suivent pas le chemin droit en matière d’éducation islamique pour leurs enfants, ceci étant indubitablement l’une de ses faiblesses. Pourquoi ? Parce que l’obsession pour les intérêts mondains tend à les dominer. L’Histoire témoigne que ceux qui ont suivi la voie des messagers de Dieu, des prophètes et des gens dignes de confiance (sâdiq) et vertueux (sâlih) ont obtenu de grands succès dans ce monde ainsi que la satisfaction de Dieu.
Le Prophète (paix et salutations de Dieu sur lui) nous a également prévenus que Dieu allait élever certaines nations parce qu’elles auront suivies le Coran et en détruire d’autres à cause de leur rejet du Coran. (Muslim, Ibn Maja)
Le monde d’ici-bas peut être comparé à une table chargée de toutes sortes de mets délicieux qui sont la manifestation de deux attributs de Dieu, en l’occurrence Ar-Rahman et Ar-Rahim (le Très-Miséricordieux et le Clément). Nous y sommes envoyés pour partager et bénéficier des mets exquis de ce banquet, par la grâce de Dieu. Cependant, nous ne devons pas ignorer cette vérité fondamentale : nous quitterons un jour ce banquet et serons interrogés sur la manière dont nous l’avons utilisé. Ceci signifie que nous devons respecter les règles de conduite et les convenances prévues par l’Hôte – en l’occurrence Dieu.
Nous devrions donc appliquer les bonnes manières dans notre façon de manger, mais également nous abstenir de piller la nourriture et de manger avec excès. Grâce à la miséricorde de Dieu, chacun se voit attribuer une place à cette table, qu’il soit non-croyant, hypocrite ou bon croyant. Cependant, un jour, nous allons tous être tenus responsables de nos actes en présence de Dieu. Nous serons récompensés ou punis selon les actions que nous aurons commises. En conséquence, nous devrions prendre garde à nos actions avant qu’elles ne soient prises en compte au moment où nous passerons dans l’autre monde.
Le Jour du Jugement ne sera pas un jour ordinaire, mais comme le décrit le Coran : « Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique. » (Coran, Al-Insan, 76/10) et « l'homme, ce jour-là, dira: ‹Où fuir? » (Coran, Al-Qiyamah, 75/10)
Dieu, à cause de Son insondable miséricorde envers l’humanité, nous met en garde contre les périls et les tragédies qui se dérouleront ce jour-là afin que nous ne soyons pas pris au dépourvu :
« Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne. » (Coran, At-Tahrim, 66/6)
La meilleure des paroles est la Parole de Dieu, et la meilleure des guidées est celle du Prophète Muhammad (paix et salutations de Dieu sur lui). La meilleure richesse que l’on hérite de ses parents est la connaissance du Coran et l’enseignement de ses commandements.
Puisse Dieu nous accorder un cœur qui Le craigne et qui L’adore comme s’il Le voyait. Puisse Dieu nous accorder aussi les compétences nécessaires pour suivre la voie du Coran et du Prophète (paix et salutations de Dieu sur lui), point de départ du voyage dont la destination est le Paradis et l’agrément de Dieu. Puisse Dieu nous faciliter l’accès à la meilleure moralité qu’arborait notre Prophète (paix et salutations de Dieu sur lui) dans un esprit de fraternité islamique.
Amin !

